L’imprévisibilité revendiquée par Donald Trump n’épargne désormais plus le domaine de la diplomatie, soumis d’ordinaire aux règles de prudence. La dernière manifestation en a été la conversation téléphonique entre le président élu des Etats-Unis et la présidente de Taïwan, Tsai Ing-Wen, vendredi 2 décembre, rapporte le Monde.
En réaction, la Maison Blanche, occupée jusqu’au 20 janvier par Barack Obama, a réaffirmé son soutien à la politique de « la Chine unique ». « Il n’y aucun changement dans notre politique de longue date », a déclaré à l’Agence France-Presse Emily Horne, porte-parole du conseil de sécurité nationale.
Face aux critiques soulevées par cet entretien, Donald Trump a tweeté dans un premier temps : « La présidente de Taïwan m’a téléphoné aujourd’hui pour me féliciter de ma victoire à la présidence. Merci ! » Puis, il s’est défendu dans un autre tweet : « Intéressant le fait que les Etats-Unis vendent des milliards de dollars d’équipement militaire à Taïwan mais que je ne devrais pas accepter un appel de félicitations »
Cette conversation constitue une première depuis la rupture des relations diplomatiques, en 1979, consécutive au rapprochement débuté huit ans plus tôt entre Washington et Pékin, qui considère l’Île comme faisant partie intégrante de son territoire. Malgré cette rupture, les échanges ont été prolongés à un niveau différent, illustrés par la présence à Washington du Taipei Economic and cultural Representative Office, et à Taipei de l’American Institute, qui traitent l’un comme l’autre des affaires consulaires.
Pendant la campagne électorale, Donald Trump avait vivement dénoncé l’agressivité commerciale de la Chine. Au cours de leur conversation de vendredi, la présidente taïwanaise et le président élu « ont pris note des liens étroits en matière économique, politique et de sécurité entre Taïwan et les Etats-Unis », selon le compte rendu diffusé par l’entourage du président milliardaire. D’autant que l’entourage de Trump compte des proches de Taïwan.
Cette conversation ponctue une semaine marquée par d’autres appels qui ont suscité les interrogations autant sur la maîtrise du président élu des dossiers de politique étrangère que sur son mode de fonctionnement.
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